El Santuario
L’ancienneté de l’utilisation de l’endroit, lieu où, après une occupation datant de la fin de l’Antiquité et de culture romanisée (IVe-VIe siècles), est élevé un temple d’époque pré-romane et 200 ans plus tard, un second temple de l’époque romane, est attestée par les découvertes réalisées lors des travaux et des fouilles archéologiques effectuées à l’intérieur du Sanctuaire pendant la seconde moitié du XXe siècle.

La statue en bois d’une image romane de la Vierge (XIIe siècle) nous informe de la présence d’un temple et d’un culte à la Vierge. C’est sur le lieu où l’image a été découverte – sur un chêne vert (‘encina’, en espagnol) – que l’on construit le temple, ce qui donne lieu, comme c’est le cas dans d’autres endroits, à l’apparition d’une légende selon laquelle le Seigneur d’Aiala dispute à Artziniega le droit de construire une église jusqu’à ce qu’une intervention divine tranche en faveur d’Artziniega.

En 1404, le Pape Benoît XIII établit une Bulle pour soutenir d’importantes réparations à effectuer dans le Sanctuaire, dont la construction actuelle date de 1498.

Le temple, à cheval entre les styles gothique et Renaissance, sera muni par la suite de chapelles – celle du Christ et l’actuelle sacristie (XVIe-XVIIe siècles)- d’un arrière-chœur aveugle ou déambulatoire qui entoure la base de l’abside (XVIIe siècle), d’un porche (XVIIIe siècle) et d’un agrandissement de l’hôtellerie, qui sert aujourd’hui de presbytère (XVIIIe-XIXe siècles).

Par la suite, en 1882, on termine et on remonte un peu le clocher, et l’on modifie son ensemble de cloches. On dote également l’église d’un nouvel orgue. Enfin, en 1941, une tempête détruit le toit dont les tuiles sont alors remplacées par des ardoises.

L’intérieur, divisé en trois nefs, contient plusieurs œuvres de grande valeur artistique, comme le grand Retable, de style gothique hispano-flamand ; la Chapelle du Christ, de style Renaissance, fondée en 1608 par Pedro de Oribe Salazar ; le Retable de la Vierge de Guadalupe et son apparition, peint sur des panneaux de bois, originaire du Mexique, don d’un émigré en Amérique natif d’Artziniega ; les peintures du Jugement dernier (XVIe siècle) et des voûtes. Les peintures du Jugement dernier, le cénotaphe de Cristóbal de La Cámara et le meuble-tabernacle indépendant sont des objets de grande valeur.

L’influence de sa dévotion s’est étendue aux villages limitrophes des provinces d’Alava, de Biscaye, de Burgos et de Cantabrique ; en témoignent les mentions des pèlerinages et des miracles, les ex-voto et même le registre des bateaux où le nom de Notre Dame de la Encina apparaît sur 6 navires de Bilbao au cours du XVIIe siècle. En 1954, la Vierge de la Encina a été couronnée lors d’une cérémonie à grande affluence, à laquelle ont assisté les autorités des territoires cités.

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